Pourquoi « vouloir » s’en sortir ne suffit pas : la biologie de l’anxiété

Chaque matin, vous mobilisez une énergie immense pour tenir. Vous vous dites : « Allez, aujourd’hui, je décide d’être calme ». Vous essayez de vous raisonner, de vous convaincre que tout va bien et de forcer votre esprit à se détendre.

Pourtant, malgré toute votre bonne volonté, votre cœur s’accélère. Votre ventre se noue. Cette sensation d’oppression reste là, comme un invité qui refuse de partir.

La vérité biologique

Il est essentiel de comprendre une chose : l’anxiété est un processus biologique. Votre système nerveux est simplement resté bloqué sur le mode « survie ».

Imaginez une alarme incendie qui se déclenche parce que vous avez simplement allumé une bougie. L’alarme fait son travail : elle vous protège. Elle hurle pour vous dire d’être vigilante. Le problème est que votre corps interprète chaque petit stress du quotidien comme un incendie majeur.

C’est ce qu’on appelle l’hypervigilance. Votre système nerveux cherche la sécurité partout, car il a oublié comment se sentir en paix dans le moment présent.

Pourquoi le mental ne peut pas tout résoudre seul

Votre cerveau émotionnel, celui qui gère la peur, est beaucoup plus rapide que votre cerveau rationnel. C’est pour cette raison que vous avez beau savoir intellectuellement que vous êtes en sécurité, votre corps, lui, continue de trembler.

Vouloir s’en sortir par la seule force de l’esprit ressemble à une tentative de convaincre l’alarme de se taire en lui criant dessus. Cela demande une énergie épuisante pour un résultat fragile. Pour retrouver le calme, il est nécessaire de parler le langage du corps, et non celui de la logique.

Retrouver la sécurité, un micro-pas après l’autre

La bonne nouvelle est que votre système nerveux possède une plasticité incroyable. Il est capable de réapprendre la sécurité.

Depuis 15 ans, j’accompagne des personnes à sortir de ce mode survie. Ce qui fonctionne, ce n’est pas de lutter contre l’anxiété. C’est de construire, jour après jour, des zones de sécurité intérieures. C’est d’apprendre à envoyer des signaux de calme à votre corps pour que l’alarme finisse par s’apaiser d’elle-même.

Vous pouvez vous apaiser

Vous êtes capable de retrouver cette sérénité. C’est un apprentissage, comme une nouvelle langue que l’on découvre avec patience.

C’est précisément ce que nous pratiquons ensemble dans le Parcours vers la Sérénité. Nous ne nous contentons pas de parler de l’anxiété : nous rééduquons votre système nerveux pour qu’il retrouve son état naturel de paix. Vous apprenez à apprivoiser ce « bonhomme rouge » qui s’active en vous, pour qu’il redevienne un gardien calme plutôt qu’un tyran.

Sereinement,

Mireille