Anxiété et maux de ventre : pourquoi votre corps crie au secours

Et si votre anxiété n’était pas dans votre tête, mais dans vos tripes ?

Il est 3 heures du matin, ou peut-être 7 heures. Le silence est total, mais à l’intérieur, ça gronde. Ce n’est pas encore une pensée, pas encore un scénario catastrophe. C’est juste cette barre de fer qui traverse l’estomac, ce creux qui donne l’impression d’avoir avalé de la pierre ou ces papillons nerveux qui ne s’envolent jamais.

On nous rabâche que l’anxiété est une affaire de mental, qu’il suffit de penser positif pour que tout s’arrange. Mais comment rester zen quand votre ventre, lui, a déjà déclaré l’état d’urgence ? La vérité, celle que je vois chaque jour en consultation et que j’ai vécue dans ma propre chair, c’est que votre ventre est souvent le premier à savoir que vous avez peur. Bien avant que votre cerveau ne mette des mots sur votre malaise, vos organes, eux, sont déjà en mode survie.

Le ventre ne sait pas mentir

Contrairement à notre tête qui sait rationaliser, minimiser ou porter un masque social, notre système digestif est d’une honnêteté brutale. Il est tapissé de millions de neurones qui forment un véritable centre de commandement émotionnel. C’est ce qu’on appelle notre deuxième cerveau.

Quand votre système nerveux sature, il envoie un signal clair à vos organes : « On ne digère plus, on se protège ».

  • Ce nœud au diaphragme ? C’est une armure que votre corps enfile pour parer un coup imaginaire.
  • Cette digestion capricieuse ou ces douleurs lancinantes ? C’est votre énergie qui a été détournée pour alimenter vos muscles, au cas où il faudrait fuir.

Votre ventre est le porte-parole de votre bonhomme rouge. S’il crie si fort, ce n’est pas pour vous embêter, c’est qu’il a besoin de sécurité, pas de jugements ni de médicaments qui cachent le signal sans régler la source.

Pourquoi votre deuxième cerveau refuse de déconnecter

Pour beaucoup d’entre nous, l’autoroute entre la tête et le ventre, le fameux nerf vague, est devenue une ligne à haute tension en permanence saturée. On finit par s’habituer à vivre avec une gêne constante, comme si avoir le ventre noué était notre état naturel, notre signature de base.

Pourtant, cette agitation intérieure vous pompe une énergie colossale. C’est elle qui vous laisse vidé(e) à 10 heures du matin, alors que la journée commence à peine. Votre corps est en train de livrer une bataille invisible, juste là, sous vos côtes.

La Météo-Ventre : un exercice pour changer de regard

On ne calme pas un ventre en colère en le forçant au silence ou en luttant contre la sensation. On le calme en lui montrant qu’il est entendu. Au lieu de chercher à faire disparaître le nœud, nous allons simplement changer notre manière de l’observer.

Voici ce que je vous propose d’essayer aujourd’hui :

  1. L’image météo : Fermez les yeux et portez votre attention sur votre ventre. Si la sensation que vous y ressentez était un ciel, à quoi ressemblerait-il ? Est-ce un orage électrique ? Un brouillard épais et lourd ? Une pluie fine et persistante qui sature le sol ?
  2. L’observation sans jugement : Ne cherchez pas à faire venir le soleil de force. Observez juste les nuages ou la foudre. Dites-vous intérieurement : « Tiens, il y a de l’orage dans mon ventre en ce moment ». Le simple fait de nommer l’image permet à votre cerveau de prendre une distance salutaire.
  3. L’action douce : Demandez à votre corps : « De quoi aurais-tu besoin pour que cette météo s’apaise d’un tout petit millimètre ? ». Parfois, c’est juste un soupir profond, se lever pour marcher deux minutes, ou simplement décroiser les jambes.

En pratiquant cette météo intérieure, vous n’êtes plus la proie de votre anxiété. Vous devenez l’observateur du ciel. Et comme toute météo, celle-ci finit toujours par changer.

Faites le premier pas gratuitement

Si vous sentez que ce « nœud » est trop présent et que vous ne savez plus par où commencer pour retrouver du calme, j’ai créé un espace pour vous aider.

Parce que je sais qu’il est parfois difficile d’oser s’engager dans un long parcours quand on est épuisé(e), je vous offre l’accès à mon mini-programme « Voyage vers le calme ». À travers des outils concrets et des premières clés de compréhension, je vous aide à passer du mode survie au mode vie, un petit pas à la fois.

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Vers une sérénité qui s’incarne vraiment

Sortir de l’anxiété, ce n’est pas devenir un être purement cérébral et déconnecté. C’est apprendre à habiter son corps sans en avoir peur. C’est transformer ce champ de bataille intérieur en un terrain de paix.

Dans mon accompagnement, le « Parcours vers la Sérénité », nous ne nous contentons pas de décortiquer vos pensées. Nous descendons dans le corps pour réguler ces sensations physiques qui vous emprisonnent. Parce que la vraie liberté, c’est quand votre ventre peut enfin lâcher prise et que vous retrouvez de l’espace pour respirer, pour de bon.

Et vous, si votre ventre pouvait parler aujourd’hui, quels mots utiliserait-il pour décrire ce qu’il porte ? N’hésitez pas à me le partager en commentaire, je vous lirai avec beaucoup de soin.

Sereinement, Mireille

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