Ce que tu n’as jamais pu dire à voix haute : pourquoi la thérapie par écrit change tout pour les personnes anxieuses
Il y a des choses que tu portes depuis longtemps. Des pensées que tu as formulées des centaines de fois dans ta tête, des vérités que tu connais sur toi-même, des souffrances que tu n’as jamais réussi à mettre en mots devant quelqu’un.
Et ce n’est pas parce que tu ne veux pas. C’est parce que dès que tu te retrouves face à l’autre, quelque chose se bloque. La gorge se serre. Les mots disparaissent. Et tu repars encore une fois de cette séance en te disant : « J’aurais dû lui dire ça. »
Beh oui. Et ce n’est pas de ta faute.
Le regard de l’autre, c’est parfois suffisant pour tout bloquer
Le cerveau anxieux est un cerveau en état d’alerte permanente, tu le sais. Il scanne en permanence l’environnement à la recherche d’un danger. Et le regard de l’autre, l’attente de l’autre, le jugement potentiel de l’autre, ça en fait partie.
Quand tu es assise en face d’un thérapeute ou d’un médecin, ton système nerveux enregistre immédiatement une pression. Il faut trouver les bons mots maintenant. Il faut être cohérente. Il faut ne pas trop pleurer, ou au contraire montrer que tu souffres assez pour être prise au sérieux. Et pendant que tu gères tout ça en surface, les vrais mots, ceux qui auraient vraiment besoin de sortir, restent coincés quelque part entre ta gorge et ta tête.
Ce n’est pas un manque de volonté. Ton système nerveux bloque l’accès aux mots parce qu’il est trop occupé à gérer la pression du regard de l’autre. C’est physiologique. Ce n’est pas toi.
Ce que j’ai vécu dans ce cabinet
J’avais 30 ans. J’étais enceinte. Et j’avais pris rendez-vous avec un psychiatre en CMP parce que mon anxiété était devenue ingérable.
Je me souviens de cette salle, de cette chaise en face de lui, du silence dès les premières secondes. Et surtout de la tempête intérieure qui continuait de fuser pendant que je faisais semblant d’être là.
Il m’a regardée. Il a dit « et alors. »
Et là, rien. Les mots ne voulaient pas sortir. Mon corps s’est figé. La crise a commencé à monter lentement, inexorablement, comme une marée que je ne pouvais pas arrêter. Ma gorge se serrait, mon cœur s’emballait, mes mains tremblaient. Et lui, il me fixait. En silence.
Vingt p**** de minutes comme ça. Vingt minutes où j’ai fait une crise de panique complète devant quelqu’un qui n’a pas bougé, pas parlé, pas tendu la main.
Au bout des vingt minutes, il a dit : « La séance est terminée. Reprenez rendez-vous avec la secrétaire. »
Je n’y suis jamais retournée.
Je me souviens de cette séance comme si c’était hier. Une violence pareille, surtout en séance de thérapie, c’est indescriptible et inhumain. Personne ne devrait vivre cela, et pourtant, nous sommes nombreux face à cette violence psychologique que l’on peut souvent vivre : Être vue dans sa souffrance la plus brute et se retrouver face à un mur.
Ce que j’ai compris ce jour-là, c’est que pour moi, la parole dans l’instant était impossible. Non pas parce que je manquais de volonté de vouloir m’en sortir. Mais parce que mon système nerveux se bloquait complètement sous le regard de l’Autre. Les mots existaient dans ma tête. Ils ne pouvaient pas sortir. Ma phobie sociale était plus forte que moi.
L’écrit a alors tout changé
Ce n’est pas une méthode révolutionnaire. Il n’en existe pas. Par contre, l’écrit enlève le regard immédiat de l’autre. Cette pression de trouver les mots maintenant, tout de suite, sous les yeux de quelqu’un qui attend. Cette peur du jugement invisible qu’on se force à contrer quand on est en train de s’effondrer à l’intérieur.
Quand j’écris, je peux recommencer une phrase. Je peux poser une pensée, la regarder, la reformuler. Je peux dire ce que je pense vraiment, sans me censurer, sans calculer l’effet que ça va faire sur l’autre.
Et visiblement, je ne suis pas la seule à avoir vécu ça. Une de mes abonnées a commenté sous mon dernier contenu : « L’écrit libère ce que la voix retient, mais c’est tellement ça ! » Une autre m’a confié qu’elle prépare mentalement ce qu’elle va dire avant chaque séance en cabinet, et que finalement c’est cette préparation écrite qui l’aide le plus, pas la séance elle-même.
Parce que dans cet espace écrit, sans regard et sans pression, les vraies choses peuvent enfin sortir.
Mais il ne faut pas se leurrer, parfois, l’écrit en lui même peut faire peur. Je le sais d’autant plus que je suis dyslexique ! J’avais peur de mal écrire, avec des fautes, de ne pas bien m’exprimer et que personne ne me comprenne, je ne savais même pas par quoi commencer ni comment… D’ailleurs, le premier article de ce blog, qui date vraiment, est la peur de la page pleine ! Il n’y a pas de hasard. On peut avoir peur d’écrire et pourtant, que ce soit l’élément qui vous libère. En tout cas, cela a été mon cas.
Ce n’est pas une thérapie au rabais
Je pratique l’accompagnement par écrit depuis +15 ans, bien avant que les thérapies à distance se démocratisent lors des confinements. Et ce que j’observe depuis tout ce temps, c’est que ce format n’est pas inférieur à la thérapie en cabinet. Il est différent. Et pour certaines personnes, il est bien plus efficace.
Il y a aussi quelque chose de précieux dans le fait de se relire. Les échanges écrits restent. Les jours difficiles, on peut rouvrir une conversation, retrouver un recadrage, se rappeler d’où on vient. Une séance orale s’évapore. Les mots écrits, eux, restent là.
Pour qui c’est fait ?
Pour les personnes qui se bloquent sous le regard de l’autre et n’arrivent pas à s’exprimer à l’oral dans un cadre thérapeutique. Pour celles qui vivent dans un désert médical et n’ont pas accès à un accompagnement de proximité. Pour celles qui ne peuvent pas se déplacer du fait de leur anxiété sévère, d’une agoraphobie ou d’une phobie sociale importante (voire tous les troubles anxieux !). Et aussi pour les personnes sourdes ou malentendantes pour qui l’écrit est simplement le format le plus pratique pour pouvoir s’exprimer dans ce monde d’entendant.
L’écrit n’est pas une solution de secours. C’est parfois le seul format vraiment accessible. Et pour beaucoup, c’est le premier endroit où les mots arrivent vraiment à sortir.
Concrètement, comment ça se passe ?
J’accompagne par écrit sous deux formes différentes, selon où tu en es, ce dont tu as besoin et ton budget.
Le Parcours vers la Sérénité, c’est 36 jours de thérapie de groupe par écrit. Chaque jour, tu reçois un message, des exercices, des espaces de journaling guidés pour comprendre ce qui se passe en toi et commencer à travailler dessus, à ton rythme, depuis chez toi. C’est structuré, progressif, et le journaling y tient toute sa place parce que l’écrit est au cœur du travail thérapeutique.
Et pour celles qui ont besoin d’un accompagnement plus personnalisé, plus direct, il y a le suivi VIP. Des échanges quotidiens sur WhatsApp, en tête-à-tête. Tu m’écris quand l’émotion est là, au moment où tu la vis, pas sept jours plus tard quand tout est retombé et que tu ne sais plus exactement ce que tu voulais dire. Je te réponds, on travaille ensemble, en temps réel.
Dans les deux cas, l’écrit est l’outil thérapeutique principal.
Si tu veux savoir lequel de ces deux formats te correspond le mieux, contacte-moi directement.
Sereinement
Mireille
J’accompagne les personnes souffrant d’anxiété,
à reprendre le contrôle de leur vie,
grâce à mon accompagnement à distance
Parcours vers la Sérénité.




