Surmonter l’anxiété sans médicament : et si la vraie peur, c’était le médicament lui-même ?

Tu cherches à surmonter ton anxiété sans médicament. Peut-être parce qu’on t’en a prescrit un et que tu n’arrives pas à le prendre. Peut-être parce que l’idée même d’avaler un comprimé t’angoisse plus que tes crises. Si c’est ton cas, tu n’es pas seule, et tu n’es pas nulle. Je suis passée exactement par là, et j’ai fini par surmonter mes troubles anxieux autrement. Voici comment, et ce que j’ai appris en chemin.

La peur de prendre le médicament, ce sujet dont personne ne parle

On lit partout des listes de techniques pour apaiser l’anxiété sans médicament : la respiration, le sport, la méditation, les huiles essentielles. Tout ça est utile, je ne dis pas le contraire.

Mais il y a une réalité que ces articles oublient. Pour certaines personnes anxieuses, le médicament n’est pas une solution rassurante. C’est une source d’angoisse supplémentaire. Avaler un comprimé devient une épreuve en soi.

Si tu te reconnais là-dedans, lis la suite. Parce que c’est mon histoire, et parce qu’elle te montre qu’on peut s’en sortir même quand on a écouté sa peur.

Pourquoi j’avais si peur de prendre mon traitement

Mon psychiatre m’avait prescrit un médicament. Sur le papier, ça pouvait m’aider. Dans les faits, je n’ai jamais réussi à le prendre.

Je restais debout dans ma cuisine, le verre d’eau dans une main et la boîte dans l’autre. Mon cÅ“ur s’emballait, mes mains tremblaient, mon souffle s’accélérait. Et dans ma tête, les pensées se bousculaient sans s’arrêter.

Je me disais que j’allais faire une réaction. Que j’allais forcément faire partie de celles qui vomissent. Que de toute façon je n’arriverais pas à l’avaler, comme toujours. Et même si j’y arrivais, je me disais que ça ne marcherait pas sur moi, que j’étais irrécupérable.

Ce qui me terrifiait le plus, c’était l’idée qu’une fois le comprimé avalé, il serait en moi, et que je ne pourrais plus faire marche arrière.

Alors souvent, le comprimé finissait dans l’évier. Et en version liquide, c’était pareil. Je levais la cuillère, j’étais prête, et ma gorge se coinçait au dernier moment.

Est-ce normal d’avoir peur des médicaments contre l’anxiété ?

Oui, c’est plus fréquent qu’on ne le croit. Cette peur a même un nom quand elle devient intense : la phobie des médicaments, ou pharmacophobie.

Chez une personne déjà anxieuse, elle se nourrit de plusieurs choses :

La peur des effets secondaires, entretenue par la lecture des notices et, aujourd’hui, par des heures passées à lire les témoignages sur internet et les forums.

La peur de vomir, qui à elle seule peut bloquer toute prise.

La peur de la dépendance, surtout avec les anxiolytiques.

La peur de perdre le contrôle de son corps, qui rejoint le cœur même des troubles anxieux.

La peur d’avaler, parfois, qui transforme chaque prise en bataille physique.

Le piège, c’est que cette peur peut se généraliser. Pour moi, elle a fini par s’étendre à tout. Même un simple Doliprane, même un antihistaminique. Tout ce qui rentrait dans ma bouche devenait suspect.

J’ai écouté mes peurs plutôt que les médecins : un choix que je ne conseille pas, mais que j’assume

Je vais être franche avec toi, parce que c’est important et que c’est ma personnalité. Je suis très transparente et je ne te vendrai jamais du rêve.

Je n’ai jamais pris ce traitement, ni antidépresseur, ni anxiolytique pour surmonter mon anxiété. J’ai écouté mes peurs plutôt que les médecins. Je ne sais pas si le médicament m’aurait aidée à aller plus vite, et je ne le saurai jamais.

Je ne te dis surtout pas de faire pareil. Chaque parcours est différent, et ton médecin connaît le tien. Si un traitement t’a été prescrit, parle-lui de tes peurs au lieu d’arrêter dans ton coin. Un bon soignant entend ces craintes et peut t’accompagner autrement, à plus petites doses, plus progressivement.

Mais voilà ce que je veux que tu retiennes. Même en ayant fait ce choix, je m’en suis sortie. J’ai surmonté mes troubles anxieux autrement, à ma façon. Et toi aussi, tu as une façon.

Comment j’ai surmonté mon anxiété sans médicament

Je n’ai pas de formule magique à te vendre. Ce qui m’a fait avancer, c’est un travail patient, fait de petits pas, et qui agit sur la racine de l’anxiété plutôt que sur le symptôme.

Comprendre ce qui se passe dans mon corps

Mon premier vrai déclic a été de comprendre que mon cÅ“ur qui s’emballe, mes vertiges, ma gorge serrée, ce n’étaient pas des signes de danger. C’était mon système nerveux qui s’affolait pour rien. Mettre des mots justes sur mes sensations a commencé à leur enlever leur pouvoir.

Remettre en question mes pensées catastrophes

L’anxiété me racontait des histoires : « tu vas perdre le contrôle », « tout le monde voit que tu paniques », « tu es irrécupérable ». Apprendre à repérer ces pensées et à les confronter à la réalité, c’est le cÅ“ur de ce qu’on appelle le travail cognitif. Petit à petit, je n’ai plus tout cru.

Avancer par petits pas, jamais par grands sauts

On ne surmonte pas une anxiété sévère en se jetant dans le grand bain. On y va marche après marche, en s’exposant doucement à ce qui fait peur, et en laissant le corps apprendre que rien de catastrophique n’arrive. C’est tout l’esprit d’un travail de type TECC. Cette progression douce, c’est ce qui m’a permis de me transformer durablement.

Ne pas rester seule

C’est sans doute le point le plus important. Dans ma cuisine, je me débattais seule pendant des heures. Être accompagnée change tout, parce que quelqu’un t’aide à ne pas te noyer dans tes propres pensées.

Surmonter l’anxiété sans médicament, par où commencer ?

Si tu te reconnais dans mon histoire, commence par une chose simple : arrête de te juger. Paniquer devant un comprimé ne fait pas de toi quelqu’un de nul ou de faible. Ça fait de toi une personne anxieuse, et l’anxiété, ça se travaille.

Ensuite, ne reste pas seule avec ça. Que tu choisisses un accompagnement thérapeutique, un suivi médical, ou les deux, l’important est de ne plus porter ce poids tout seul.

C’est exactement pour cette raison que j’ai créé un accompagnement pensé pour avancer pas à pas, sans grands sauts qui font peur. Parce que je sais ce que c’est, de l’intérieur.

Tu mérites de vivre enfin normalement

La peur de prendre un médicament quand on est anxieux est réelle, fréquente, et elle ne fait de toi ni une personne faible ni un cas désespéré. On peut surmonter ses troubles anxieux, avec ou sans traitement, à condition de travailler sur la racine de l’anxiété et de ne pas rester seul. J’en suis la preuve vivante.

Alors si tu sens que c’est le moment d’arrêter de te débattre toute seule, viens découvrir mon Parcours vers la Sérénité. Pendant 36 jours, tu avances pas à pas, avec moi et avec d’autres personnes qui vivent la même chose que toi. Pas de grands sauts qui font peur, juste un petit pas après l’autre, vers une vraie transformation.

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Et quel que soit le chemin que tu choisis, retiens une chose : prends soin de toi, car personne ne le fera à ta place.

Questions fréquentes

Peut-on vraiment surmonter l’anxiété sans médicament ?

Oui. Les thérapies qui agissent sur les pensées et les comportements ont montré leur efficacité sur les troubles anxieux. Le médicament peut aider, surtout dans les formes sévères, mais il n’est pas l’unique chemin. Le mieux est d’en discuter avec un professionnel pour trouver ce qui te convient.

Est-ce grave d’avoir peur d’avaler ses comprimés ?

Ce n’est pas grave, mais ça mérite d’être pris au sérieux. Cette peur peut transformer chaque prise en épreuve et parfois se généraliser à tous les médicaments. En parler à ton médecin permet d’adapter la forme du traitement et de ne pas rester bloqué.

Que faire si mon traitement m’angoisse plus que mon anxiété ?

Si tu prends un traitement actuellement, ne l’arrête pas seul dans ton coin. Parle de cette angoisse à ton médecin ou ton psychiatre. Il peut ajuster, proposer une autre approche, ou t’orienter vers un accompagnement en parallèle. Et si ton médecin est d’accord, je peux t’accompagner au sevrage dans un cadre thérapeutique rassurant et très progressif.

Combien de temps faut-il pour surmonter ses troubles anxieux ?

Il n’y a pas de réponse unique, parce que chaque parcours est différent. Ce qui compte, ce n’est pas la vitesse, mais la régularité des petits pas. L’idéal est de traverser les quatre saisons, parce que chacune a son lot de situations anxiogènes et de dates anniversaires qui peuvent secouer, parfois même sans qu’on s’en rende compte. C’est cette progression douce et constante, sur la durée, qui transforme en profondeur.

Mireille Duhanyan - AnxiologueJ’accompagne les personnes souffrant d’anxiété,
à reprendre le contrôle de leur vie,
grâce à mon accompagnement à distance
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